Rugby : Bras de fer entre Me Patrice Monthé et World Rugby
novembre 3, 2026En cette période très troublée pour le mouvement rugbystique au Cameroun dont la suspension de la fédération a été actée le 23 juin 2026 par World Rugby, les acteurs ne savent plus vraiment à quel saint se vouer. C’est toute une génération de talents du Triangle National qui se retrouve prise dans la tourmente, privée de la possibilité de pratiquer sereinement sa discipline favorite.
Entre les décisions prononcées et actées par l’instance internationale et la vision du président Patrice Monthé, le bras de fer est ouvert depuis quelques semaines.
Entre victoires sportives et tensions institutionnelles
Au lendemain de la suspension, la sélection nationale junior a pris part au Tournoi Bouclier (Africa, ndlr) organisé à Libreville, au Gabon, un tournoi qu’elle a brillamment remporté.
Cette sélection a été célébrée le 31 octobre 2026 par Me Patrice Monthé, président de la Fédération Camerounaise de Rugby, bien décidé à « remettre l’église au centre du village ».
Que se passe-t-il réellement dans cette discipline qui ne cesse de broyer du noir sur fond de divisions intestines ? Pour apporter quelques éclaircies au sortir de cette cérémonie, Me Patrice Monthé s’est confié à notre rédaction :
« Il y a des difficultés partout, en football ou ailleurs, mais ces difficultés ne sont pas insurmontables. Ce qui est important, c’est la volonté des hommes. Or, beaucoup pensent que le rugby est une affaire de guerre. Ce n’est pas une affaire de guerre, le rugby est une affaire de gentlemen. On ne peut pas systématiquement dire c’est unetelle, je ne suis pas d’accord. Non, ce n’est pas ma conception rugbystique. »
Et de préciser sa vision :
« Ma conception rugbystique, c’est de dire : nous avons des jeunes, donc nous avons la responsabilité, en tant qu’organe fédéral, de faire en sorte qu’ils ne perdent pas leur talent. »
Perspectives et position de la présidence face à la suspension

Évoquant les perspectives à venir, le président de la fédération revient sur ce déplacement victorieux :
« Nous avons répondu à l’invitation du président présent au tournoi de Libreville, au Gabon, qui s’appelle le Tournoi Bouclier d’Afrique Plus, que les jeunes ont gagné au mois de juillet 2026. J’avais pris l’engagement de les honorer, mais le calendrier était difficile car j’étais absent. Je suis rentré, et nous avons choisi le 31 octobre 2026 pour leur rendre cet hommage. Ma préoccupation, ce sont ces jeunes, c’est de remettre l’église au centre du village, et c’est ce que nous allons faire. »
Quant à la suspension qui pèse sur la fédération depuis le mois de juin 2026, le président se montre serein :
« Je ne suis pas inquiet, parce que la suspension de la Fédération Camerounaise de Rugby naît des Camerounais eux-mêmes. Parce que certains ont pensé pouvoir être président sans aller aux élections. C’est tout. Comme l’a dit le président, nous allons continuer à jouer dans la sous-région. »
Une chose est sûre : les chapitres de ce long feuilleton sportif sont encore loin d’être tous écrits.
Source : Communication interne / Rédaction
N.V (c)
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