FOCUS: Sous les projecteurs : Madame Metasse Clémence

FOCUS: Sous les projecteurs : Madame Metasse Clémence

La 4e journée du meeting inter club d’athlétisme qui s’est tenue les 25 et 26 mai 2019 nous ont donné l’occasion de nous intéresser à une officielle technique qui s’occupe du chronomètre électrique, pièce essentielle dans la chaîne des officiels.

Metasse  Gamwo Clémence épouse Nka Ngbwa est une ancienne athlète vice-championne du Cameroun. Elle a été dans l’équipe nationale pendant une décennie. A présent reconvertie en officiel technique option chronomètre électrique, elle est capitaine de l’équipe des officiels techniques de chronométreurs. Elle est mère de trois enfants dont deux filles (19 et 13 ans) et un garçon (16 ans).  Elle nous en dit plus sur son domaine, les difficultés qu’elle rencontre et évoque la relation entre vie familiale et activités professionnelles.

Focus     

 « A l’époque j’ai pratiqué le 100 et le 200m. J’étais dans le top ten du Cameroun pendant plus de dix ans. Aujourd’hui je suis dans l’encadrement technique mais  beaucoup plus dans le système de chronométrie. Je fais donc dans le chronométrage électrique. Mon travail consiste à prendre les performances des athlètes au centième  avec à l’appui des photos finish qui permettent de départager les uns et les autres en cas litige. Actuellement on n’a pas de difficultés techniques entant que tel parce qu’on travaille en collaboration avec  le directeur technique national. Quand les entraîneurs ont déjà confirmé leurs engagements,  nous faisons les enregistrements dans le système du logiciel qui est « lins », l’un des plus grands systèmes de chronométrie actuellement dans le monde. Quand il y avait le chronométrage manuel moi je faisais beaucoup plus dans le secrétariat et d’autres tâches qu’on me confiait. Mais le chronométrage manuel n’est pas limité parce qu’on ne peut pas l’annuler car c’est ce dernier qui prend la performance avec ses doigts, donc l’appareil en main. La différence avec le chronomètre électrique est que le départ qui est donné avec un pistolet est en collaboration avec l’ordinateur que j’utilise  quand il est déclenché en même temps,  il  déclenche le système dans l’ordinateur et sur le panneau électronique. A l’arrivée ce n’est plus moi qui  prend la performance avec la main. La camera placée là devant filme à chaque passage  parce qu’elle a été paramétrée ainsi. Là je peux utiliser une ou deux options : la prise de performance automatique que je n’utilise pas beaucoup et il y a une de performance avec un capteur magnétique que j’ai à la main dont le rayon d’action est de 30 à 40 m déjà paramétré. Je fais la capture et après ça,  je positionne la barre devant chaque athlète pour lire sa performance. Cette  performance peut  aller jusqu’au  centième et voir le millième pour départager ».

Clémence Metasse (en rouge derrière le PC), en pleine course avec son équipe

Elle a fait cette formation il y a de cela plus de 15 ans avec des français. Mais c’était avec un autre logiciel.  Au Cameroun elle a beaucoup plus travaillé avec le Yelaim (Yaoundé Elize Azaar International Meeting). Puis elle a suivi une autre formation quand le chronométrage électrique a refait surface au Cameroun. Cette fois la formation s’est faite avec une société américaine  spécialisée dans l’électronique dont la maison mère est en France et la succursale au Cameroun. La durée de l’apprentissage a été de six mois. Il y a encore d’autres modules ou compléments  qu’il faut ajouter aux éléments  évoqués plus haut. 

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La chronométreuse Clémence  connait une vie de famille simple. Quand elle vient au stade c’est avec ses enfants et ses proches afin de leur expliquer le principe de fonctionnement du système électrique et aussi sa manière de travailler.  Par ailleurs, ses enfants pratiquent  l’athlétisme et sont suivis par des coaches de renom. Nous souhaitons bon vent à cette lionne du chrono pour la suite de sa carrière.

Entretien réalisé par Félix Eyébé et Etienne-Didier ONANA ©

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