Journée nationale de l’éducation physique : On fait le bilan

Journée nationale de l’éducation physique : On fait le bilan

décembre 10, 2019 0 Par MBOLO Team

La 11ème journée nationale de l’éducation physique a pris fin samedi dernier. Selon le maître d’œuvre, le ministère des sports et de l’éducation physique, elle s’est déroulée sur toute l’étendue du territoire national avec sans doute quelques différences. Mais l’essentiel était sauf et le message est passé.

Lutter contre la sédentarité,   bouger le corps pour maintenir la forme

Le sport développe beaucoup de vertus : il permet de libérer les énergies, lutter contre le stress, le sport est un vecteur d’unité, de socialisation et  d’union. La pratique des exercices physiques procure la joie à toutes les catégories sociales et à tous les sexes : hommes, femmes, enfants, personnes handicapées ou différentes.

Chaque année depuis onze ans déjà, l’Etat camerounais à travers le ministère des sports organise des activités de sensibilisation. Cette année, c’est au centre national de réhabilitation des personnes handicapées Cardinal Paul Emile Léger d’ Etoug-ébé que le Ministre des Sports et de l’éducation physique a lancé officiellement les activités.

Les activités…………..

Table ronde au sous-sol du palais polyvalent des sports. Face -face, une panoplie d’enseignants, de représentants d’organisations internationales et les élèves de quelques lycées et collèges. Les échanges qui ont édifiés les uns et les autres.

Une marche sportive d’environ trois kilomètres a réuni dans la capitale, des hauts cadres de l’administration camerounaise, les élèves, les personnes handicapées, les sportifs du dimanche. Cette marche  sportive était présidée par le Ministre des Sports, le Pr Narcisse Mouelle Kombi.

Un semi-marathon international de plus de 21 km remporté en dames par la kenyane : ISGA Cheruto    et en messieurs par son compatriote Henry Kosgei Cheruto en 1h 07 minutes en messieurs. Une cinquantaine d’athlètes professionnels y ont pris part.

Les récompenses aux trois premiers de chaque catégorie….

Dames :

1ère : ISGA Cheruto du Kenya (1.500 000 francs),

2ème Ndifon Pamela du Cameroun (1 000 000 francs),

3ème : Tata Carine du Cameroun (750 000 francs).

Messieurs :

1er : Henry Kosgei Cheruto du Kenya (1.500 000 francs),

2ème: Dinze Evélé du Cameroun (1 000 000 francs),

3ème: Tchouteng Franck du Cameroun ( 750 000 francs).

Tous ont reçu un bouquet de fleurs et un trophée.

Rien pour les autres….

Tandis que les trois premiers de chaque catégorie s’en tiraient avec une cagnotte, les autres concurrents n’avaient rien. Une situation qui a mis dans la gêne, quelques coureurs dont certains sont partis des autres régions et se sont retrouvés sans le moindre sou. Nous ne savons comment ils se sont débrouillés pour rentrer. Notre collaborateur Félix Eyébé a pris part à la course et s’est attiré la sympathie des autres journalistes de sport qui lui ont fait un clin d’œil en guise d’interview.

L’hymne du Kenya chanté par le vainqueur …

En toute organisation, il y a toujours des petites choses comme ça qui peuvent gâcher ou rehausser l’éclat de la dite manifestation. Samedi  après que l’on ait  remis sa médaille et son trophée au vainqueur de l’épreuve masculine, l’on annoncé comme de tradition, l’exécution de l’hymne national. Celui -ci n’est pas venu, au point où le pauvre a dû le chanter….

Beaucoup de tricots….

A défaut de courir ou de marcher, la plupart des personnes présentes au Boulevard du 20 mai, lieu de départ et d’arrivée de ces deux activités sportives se sont vues offrir un tee-shirt au moins et parfois une bouteille d’eau. Il y en avait tellement que nous que l’on les aurait distribué au marché central de la ville que ça n’aurait fait de mal à personne. Il y aurait toujours eu un reste.

C’est par un rendez-vous donné aux participants à la prochaine édition que cette journée s’est achevée.

Le couac suite…

Henry Kosgei Cheruto du Kenya n’a pas eu le bonheur d’entendre retentir l’hymne national de son pays.  Le pauvre s’est vu obligé de le faire. Certaines langues se sont posées la question de savoir ce qu’il adviendrait au cas où ce dernier, comme ça peut arriver, ne savait pas le chanter…. Heureusement que l’erreur a été réparée. Sa compatriote en dames a entendu retentir ce chant.

Des chapeaux pendant l’exécution de l’hymne….

Le Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique a bien du pain sur la planche. Nous  ne savons  quelle thérapie il lui faudra administrer à ses compatriotes qui ne savent pas que lors de l’exécution de l’hymne national, quel que soit le pays, quelle que soit la circonstance, il faille se décoiffer. Samedi au Boulevard du 20 mai, on l’a encore vécu.

Espérons que l’année prochaine, l’on ne vivra pas ça…

Etienne-Didier ONANA (c) www.mbolocameroon.com +237 670311128/

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