LUTTE : Assemblée générale extraordinaire inclusive, l’apaisement difficile entre les différentes parties

LUTTE : Assemblée générale extraordinaire inclusive, l’apaisement difficile entre les différentes parties

mai 27, 2026 0 Par MBOLO Team

Ce 23 mai 2026 à Yaoundé, une assemblée générale extraordinaire inclusive a été convoquée à la demande du ministère afin de favoriser le dialogue entre les différents acteurs de la discipline avant les prochaines élections fédérales. La rencontre n’a finalement pas permis d’apaiser les esprits ni d’aboutir au consensus attendu.

Face à la presse, Isaac Mpia a dénoncé l’attitude d’un groupe de participants qu’il accuse d’avoir voulu bloquer le bon déroulement de l’assemblée. Un autre acteur a abondé dans ce sens à l’issue des travaux, qui se sont soldés par un nouveau report afin de revoir les textes et de les harmoniser avec ceux de l’instance internationale avant d’envisager une élection.

1. Isaac Mpia, président de la Fédération camerounaise de lutte

L’agenda caché
« Répondant à l’instruction du ministre, j’ai convoqué tous les acteurs de la famille de la lutte afin que nous discutions ensemble des problèmes qui minent cette fédération et que nous essayions de retrouver un climat apaisé en vue des élections à venir. Mais vous avez pu le constater, j’ai demandé que les travaux soient ouverts à la presse. Vous voyez qu’un camp est venu avec un agenda caché, dans l’objectif d’empêcher que les travaux se déroulent dans de bonnes conditions. »

L’apaisement des travaux
« Dans mes propos liminaires, j’ai demandé à tous les acteurs de ce mouvement sportif de travailler dans un climat apaisé. Pour être plus solides sur le plan statutaire, il faut rappeler que les statuts actuels de la Fédération camerounaise de lutte ne sont conformes ni aux normes de la fédération internationale, ni à celles du Comité olympique et du Comité national olympique, garant du mouvement sportif au Cameroun.

Pour aller aux élections, le ministre parle d’inclusivité. Mais vous avez pu le remarquer : les prétendus membres de l’assemblée de 2023 sont venus avec une idée préconçue, estimant que la lutte leur appartient. Ce sont eux qui décideraient de ce qui doit se faire en matière de lutte au Cameroun. Or, on ne peut pas exclure les licenciés de la fédération, ceux qui paient leur licence au quotidien et qui contribuent au fonctionnement de cette fédération. Vous les mettez de côté et vous affirmez qu’ils n’ont pas le droit de participer aux travaux. C’est vous seuls qui décidez.

Le ministre a demandé à M. Mpia, président de la Fédération camerounaise de lutte, d’organiser l’assemblée. Lui a-t-il demandé, à lui et aux deux tiers, d’organiser l’assemblée ? Non, il ne l’a jamais fait. Mais certains ne veulent pas que les travaux se tiennent parce qu’ils ont un agenda caché. »

Des résultats prometteurs sur le terrain
« Je ne veux pas me vanter, chacun peut faire le constat. La Fédération camerounaise de lutte vient encore d’obtenir un excellent résultat au dernier championnat d’Afrique, malgré tous les problèmes que nous rencontrons. »

Les préparatifs des Jeux olympiques 2028 en ligne de mire
« Et voici la grande nouvelle : la semaine du 25 mai 2026, quatre lutteurs partiront au centre d’entraînement d’El Jadida pour se préparer aux Jeux olympiques. Allez-vous dire que la fédération ne travaille pas ? Même le commissaire du gouvernement l’a expliqué à ces personnes, mais elles se prennent pour des juristes, elles croient tout savoir et ne veulent pas que les travaux avancent. »

Résolution prise
« Au vu de tout cela, la résolution adoptée avec les acteurs de la lutte est la suivante : le ministère désignera deux membres, le Comité national olympique en désignera deux, et la fédération en désignera deux. Ces six éminents juristes auront trois à quatre mois pour réviser les statuts, afin que nous ne soyons pas pénalisés au niveau international parce que nos textes sont obsolètes.

Une fois ce travail achevé, nous réunirons à nouveau pour adopter ces statuts. S’il y a des amendements à apporter, nous le ferons. Ce n’est qu’après cela que nous irons aux élections. »

2. Sa Majesté Malek Moïse, ancien lutteur et chef de la communauté autochtone de Douala 1er

« On a constitué une autre liste qui a reçu l’approbation du président Mpia, car il souhaitait que les choses fonctionnent. Il a été induit en erreur. Aujourd’hui, ceux à qui il avait donné son quitus se retournent contre lui.

Monsieur Mpia m’a tendu la main parce qu’il connaît mon engagement dans la lutte. Je ne viens pas dans la lutte pour le pouvoir, je viens y apporter ma contribution afin que nos enfants et notre drapeau soient hissés au plus haut niveau international. C’est pourquoi j’ai saisi la main tendue de M. Mpia, qui est le président en exercice et qui a remporté les élections, qu’on le veuille ou non.

J’ai demandé à plusieurs de mes aînés d’accepter que, conformément à la lettre du ministre, M. Mpia mette en place ce processus. Nos textes ne sont pas alignés sur les normes internationales, et quelle que soit la personne qui prendra la tête de la fédération, les mêmes problèmes se poseront. Si nos textes ne sont pas harmonisés avec l’international, nous ne pourrons rien faire sur la scène internationale. Et, sur ce point, il est le seul expert que nous ayons dans notre fédération. »

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