LETTRE OUVERTE À MES FRÈRES D’ARMES DE L’AJSC: NOUS SOMMES LE PROBLÈME ET LA SOLUTION

LETTRE OUVERTE À MES FRÈRES D’ARMES DE L’AJSC: NOUS SOMMES LE PROBLÈME ET LA SOLUTION

juillet 20, 2026 0 Par MBOLO Team

Chers confrères,

Le journalisme est un métier noble. Par nature, il impose l’exigence de vérité, de rigueur et de dignité. Nous pouvons nous tromper, mais toujours de bonne foi. C’est avec ce préalable que j’aborde le sujet qui fâche.

À l’AJSC – Association des Journalistes Sportifs du Cameroun, peu importe l’équipe dirigeante ou la coordination, les mêmes maux reviennent inlassablement :

  1. Malversations financières
  2. Opacité dans la gestion des contrats avec les partenaires
  3. Omerta sur le bilan financier des événements organisés
  4. Désordre et fuite au moment du bilan financier annuel
  5. Vente des cartes de membre à des non-journalistes
  6. Non-respect de nos propres textes

Par respect pour l’institution, nous ne citerons pas les dossiers que nous avons documentés.

Nous mettons quiconque au défi de prouver le contraire : depuis plus de 20 ans d’existence, quel que soit le bureau, aucun n’a échappé à ce cancer devenu systémique. L’argent. Le nerf de la guerre.

Le problème n’est pas d’abord les hommes. Le problème, c’est le système.
Pour faire fonctionner la machine, un président national ou de coordination a besoin de moyens conséquents. Or, nos textes lui demandent de puiser dans ses propres poches, dans un environnement où le journaliste vit de pitances. Levez la main ceux qui sont déclarés à la CNPS ou qui ont une assurance maladie. Évitons même de parler de salaire. C’est la dèche.

Résultat : tous arrivent aux affaires avec la volonté de faire mieux. Une fois élus, la priorité devient de récupérer l’argent investi pendant la campagne. Le nouveau bureau se transforme alors en prédateur. Dès les premiers partenariats, la transparence tant promise s’évapore comme une fumée. C’est un schéma connu.

Après chaque activité, dans toutes les coordinations, les membres n’ont jamais le droit de connaître avec exactitude le montant des apports des partenaires. C’est une vraie chimère.

Bravo tout de même à Arafat et à Bertille qui, malgré tout, nous ont fait sortir du comité de normalisation. Ils entreront dans l’histoire pour cela. Dans un contexte où nos aînés et ayants droit ont choisi de regarder le bateau tanguer, leur action mérite d’être saluée.

Nos élans d’émancipation se heurtent toujours aux carences du système. En temps opportun et au lieu indiqué, nous viendrons partager notre vision et surtout nos solutions pour faire de l’AJSC une institution forte.
Après cela, nous retournerons à notre rôle d’observateurs. Nous ne courons ni après les postes, ni après les avantages obtenus sur le dos de l’association. La preuve : nous avons choisi de nous retirer des affaires dans le Littoral pour préserver la paix.

Avec l’AJSC, les événements s’enchaînent. L’absence de bilan aussi.
Les présidents sont obsédés par le quantitatif. Une horde a fait croire, même aux plus érudits, qu’un président de l’AJSC se juge au nombre d’événements qu’il organise. Quelle aberration ! Quel manque d’ambition !
Et malheur à celui qui ose demander des comptes. Il est immédiatement taxé de jaloux, d’aigri. Le vide intellectuel nous entraîne vite dans les débats de bas étage : insultes et commérages nauséeux.

Ouf ! Nous voyons bien la bonne volonté des nouveaux dirigeants. Mais le système les retient captifs à cause des besoins primaires.

Il est temps de changer le système. Parce que nous sommes le problème. Et nous sommes la solution.

Charles Douglas NDEMBA
Journaliste sportif à Radio Balafon
Ancien Secrétaire Général de l’AJSC Littoral

VIVE L’AJSC, VIVE LE CAMEROUN
Juillet 2026